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[Sciences' club]

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Messagede Nogen » 31 Mai 2013, 11:22

Tobino a écrit:On a bien sur tous des centres d'intérêts différents mais je trouve que valoriser des paires de fesses sur la plage plutôt que ce genre sujet ou autre est bien triste.


Il y a quand même beaucoup de niveaux de nuance entre les deux, tu ne crois pas? Les gens ne se divisent pas qu'en ces deux catégories. :)

Tobino a écrit:Et c'est pas en reprochant de donner une vraie publication scientifique que ça va aider à monter le niveau tu ne crois pas ? :wink:


Bien entendue! D'ailleurs, si tu relis mon message, tu verras que je ne reproche pas en tant que tel ton lien. C'est juste que tu semblais étonné, voire outré que les gens ne réagissent pas plus que ça, ne commentent pas. Je t'ai seulement expliqué pourquoi. :wink:

Désolé de cette intrusion, je me pousse maintenant. :volatilize:
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Re: [Sciences' club]

Messagede lacome » 01 Juin 2013, 13:56

Tiens tobino, tu vas pouvoir peut-être répondre à une question à laquelle le médecin urgentiste qui m'a soigné n'a pu me répondre (ce qui est flippant quand même).

Je sais que des analgésiques se mettent dans les récepteurs chimiques des synapses ( et remplacent la substance P je crois me souvenir).
Mais la question c'est comment la molécule passe du sang au système nerveux central??.

(j'ai été hospitalisé pour des calculs rénaux , et ils m'ont filé un peu de morphine... ça fout dans le coltar aprés...
C'te douleur , c'est un truc de dingue)
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Re: [Sciences' club]

Messagede Tobino » 02 Juin 2013, 22:01

Ca ne me choque pas plus que ça qu'il ne l'ai pas su. Les médecins connaissent les effets des médicaments et savent dans quelles circonstances les utiliser mais niveau mode de fonctionnement... A part le chef de service et quelques médecins impliqués dans des unités de recherche, c'est pas leur première préoccupation. Par contre il aurait pu te parler de la barrière hémato-encéphalique, ça il la connaît c'est certain ! :)

C'est une membrane qui empêche les éléments indésirables du sang et qui n'auraient rien à faire dans le SN d'y pénétrer. Ca vaut autant pour nos propres anticorps que des bactéries ou que sais-je encore. Je sais plus vraiment le critère de passage, peut être la taille (paraît trop simple, une virus passerait sans problème) ou des propriétés chimiques particulières. En tout cas la BHE est une vraie plaie pour mettre au point des médicaments qui doivent agir dans le SN !
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Messagede Tobino » 02 Juin 2013, 23:03

A propos de vulgarisation, si vous voulez en savoir plus sur les dernières recherches en biologie/santé ainsi que les applications qui vont avec, y'a l'Inserm qui publie son propre journal: http://www.inserm.fr/index.php/actualit ... ence-sante
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Messagede lacome » 02 Juin 2013, 23:26

Tobino a écrit:Ca ne me choque pas plus que ça qu'il ne l'ai pas su. Les médecins connaissent les effets des médicaments et savent dans quelles circonstances les utiliser mais niveau mode de fonctionnement... A part le chef de service et quelques médecins impliqués dans des unités de recherche, c'est pas leur première préoccupation. Par contre il aurait pu te parler de la barrière hémato-encéphalique, ça il la connaît c'est certain ! :)

C'est une membrane qui empêche les éléments indésirables du sang et qui n'auraient rien à faire dans le SN d'y pénétrer. Ca vaut autant pour nos propres anticorps que des bactéries ou que sais-je encore. Je sais plus vraiment le critère de passage, peut être la taille (paraît trop simple, une virus passerait sans problème) ou des propriétés chimiques particulières. En tout cas la BHE est une vraie plaie pour mettre au point des médicaments qui doivent agir dans le SN !

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Re: [Sciences' club]

Messagede Spin » 21 Juin 2013, 07:38

Klug (bonjour en martien)

Plus tard, j'aimerai aller sur Mars... Bon, pas tout de suite ok... Mais en attendant on peut faire un petit tour d'horizon autour de Curiosity.
La NASA a aggloméré près de 900 photos pour fournir une vue de 1.3 milliards de pixels. L'image est d'une précision redoutable...
http://mars.nasa.gov/multimedia/interac ... 8&view=cyl

Bon voyage !
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Messagede Tobino » 03 Juil 2013, 21:52

Klug,

Du nouveau du côté du front des mers jadis présentent sur Mars ? Ca ça me rend ouf comme recherche, j'ai hâte de voir ce que l'on va découvrir ! :D
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Re: [Sciences' club]

Messagede Matsuko » 23 Juil 2013, 00:06

Alma observe de la neige carbonique dans un autre système planétaire

Située à environ 175 années-lumière du Soleil, TW Hydrae est une jeune étoile entourée d'un disque protoplanétaire, où des planètes se forment. C'est un laboratoire pour comprendre l’état du Système solaire au moment de sa formation. Alma vient d'y mettre en évidence une limite de glace, encore appelée limite de neige, pour le monoxyde de carbone. C'est la première fois que l'on observe une telle limite en dehors du Système solaire.

Image


Alma est en train de montrer sa puissance en nous faisant pénétrer plus avant dans les mécanismes de formation des planètes au sein des disques protoplanétaires. Après la découverte de ce qui semble bien être un vortex anticyclonique dans le disque entourant Oph-IRS 48, voilà que l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (Alma) permet d’observer pour la première fois l’une des limites de glace dans un système planétaire en formation.

Rappelons qu'en astrophysique les limites de glace, ou limites de neige, sont les analogues de celles de la climatologie terrestre. On parle ainsi de limite de neige sur notre Planète bleue pour désigner la frontière à des altitudes élevées, où les basses températures transforment l'humidité de l'air en neige. Cette limite se constate nettement sur les flancs d'une montagne, là où les sommets enneigés laissent place à la paroi rocheuse.

Emboîtement de limites de formation des glaces autour des étoiles

Dans les environnements stellaires, en particulier les disques protoplanétaires ou les systèmes planétaires en formation, on parle de lignes ou limites de glace pour désigner des limites de distance à une étoile au-delà desquelles des molécules de gaz se condensent pour former des matériaux solides glacés. La première est bien sûr celle correspondant à la température de condensation de l’eau (H2O) dans un vide poussée. Mais au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’astre central, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le monoxyde de carbone (CO) se condensent tour à tour, formant notamment des gangues de glace autour des grains de poussières.

Ce faisant, ces glaces rendent moins fragiles les poussières et les grains lors de collisions, et tendent à faciliter leur accrétion en se comportant comme une enveloppe extérieure collante. En augmentant aussi la quantité de matière solide, la formation de ces glaces aide à la genèse de gros corps glacés, mais aussi de comètes. De plus, les zonations chimiques induites par les différentes lignes de glace aident à comprendre la composition chimique des planètes dans les régions extérieures froides d’un système planétaire. Dans le cas du Système solaire, on sait que la limite eau-glace se trouve à une distance comprise entre l’orbite de Mars et celle de Jupiter, et la limite de glace du monoxyde de carbone correspond à l'orbite de Neptune.

Image

Cette image prise par Alma montre en fausses couleurs (teintes vertes) la région où le monoxyde de carbone est présent à l’état de glace autour de l’étoile TW Hydrae (indiqué au centre). À titre d’échelle, le cercle bleu symbolise l'orbite de Neptune autour du Soleil. La transition vers la glace de monoxyde de carbone pourrait aussi marquer la limite intérieure de la zone où se forment les petits corps glacés, tels que les comètes et les planètes naines comme Pluton et Éris. © ESO
Molécules brillantes pour Alma, traçant la glace de monoxyde de carbone


C’est précisément une telle limite pour le monoxyde de carbone qu’Alma vient d’observer pour la première fois. Elle se trouve dans le disque protoplanétaire d’une étoile bien connue, TW Hydrae, déjà étudié avec Herschel, et dans lequel on a découvert une exoplanète.

Pour être tout à fait exact, Alma n’a pas observé directement cette limite de glace. Une partie des antennes du télescope a été utilisée pour capter les émissions dans le domaine millimétrique des molécules de diazénylium (N2H+), car celles associées aux molécules de CO sous forme de glace ne peuvent pas être mesurées. Le choix de cette molécule ne s’explique pas seulement parce qu’elle rend particulièrement brillante, pour le regard d'Alma, certaines régions du disque protoplanétaire autour de TW Hydrae. Cette molécule est facilement détruite par un bain de gaz constitué de CO. Il n’y a donc que dans les zones d’un système planétaire où le CO est sous forme de glace que l’on peut trouver cette molécule de diazénylium en grandes quantités. C’est donc en réalité la limite d’existence de N2H+ que les astronomes ont observée directement autour de TW Hydrae, même s’il se trouve qu’elle correspond à la limite de glace du monoxyde de carbone.

Cette première observation d’une ligne de glace en dehors du Système solaire n’est qu’un début, si l’on en croit Michiel Hogerheijde, de l'observatoire de Leiden aux Pays-Bas et l’un des auteurs de cette découverte. « Pour les besoins de ces observations, nous n'avons utilisé que 26 des 66 antennes constituant l'effectif complet d'Alma. Des traces de limites neigeuses autour d'autres étoiles apparaissent déjà sur d'autres observations d'Alma, et nous sommes convaincus que de futures observations, effectuées au moyen du réseau complet, en révéleront bien d'autres et nous procureront des données tout aussi passionnantes concernant la formation et l'évolution des planètes. »

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Messagede Matsuko » 17 Aoû 2013, 17:06

Curiosity, un an sur Mars : l'heure du bilan

Quel bilan tirer de la mission de Curiosity, après un an passé sur Mars ? Certes, plusieurs premières ont été réalisées. Ainsi du forage puis de l’analyse de roches par ChemCam et Sam, et de la mesure de la tolérance aux radiations. Or, d’autres questions restent en suspens : le rover cherche encore des molécules organiques attestant d’une vie passée, et le mont Sharp n’a pas livré son histoire. Échec ? Plutôt une question de temps selon les scientifiques.

Image
Panorama martien, montrant une partie du cratère Gale avec au centre deux roches grises provisoirement baptisées Twin Cairns Island. © Nasa, JPL-Caltech, Malin Space Science Systems

La mission Curiosity a débuté en novembre 2011 avec le lancement de la sonde Mars Science Laboratory (MSL), qui s’est posée à l’intérieur du cratère Gale en août 2012. Le choix de ce site n’a évidemment pas été fait au hasard. Il a été effectué en juillet 2011 au terme d’une procédure engagée dès 2006 avec l’étude d’une centaine de sites par des équipes du monde entier. Le cratère Gale a été retenu car il permet d’atteindre des zones où des argiles ont été détectées par les instruments Omega de Mars Express et Crism de Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). Elles se seraient formées il y a quatre milliards d’années.

L’analyse de ces roches est une fenêtre ouverte sur le passé de la planète, car elles conservent traces et indices d'événements survenus et des conditions qui prévalaient. En savoir plus à ce sujet, voilà l’objectif de la mission de Curiosity. Alors que l’on fête l’anniversaire de son arrivée sur Mars, certains s’étonnent des apparents faibles résultats récoltés. Pour d’autres, il n’y a rien d’alarmant : la deuxième partie de la mission, conçue pour fonctionner au moins une année martienne (687 jours terrestres), devrait être encore plus riche et dense en découvertes.

Pour Francis Rocard, le « Monsieur Mars » du Cnes, cette « déception » s’explique par le fait que pour la première fois dans l’exploration martienne, un rover a la capacité de se déplacer à l’extérieur de son ellipse d’atterrissage et de se diriger là où les scientifiques le souhaitent. Aujourd’hui, la priorité est d'explorer les couches stratifiées du mont Sharp où des argiles ont été détectées par les sondes en orbite autour de la planète. Selon lui, « tant que cette zone n’a pas été étudiée, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur le retour scientifique de la mission ». Cela dit, pendant cette première année sur Mars, des découvertes ont été faites, notamment sur la question de l’habitabilité de la Planète rouge, un des grands objectifs de la mission.

Image

Parcours de Curiosity depuis son atterrissage, le 6 août 2012, au 1er août 2013 (sol 351). © Nasa, JPL, université d'Arizona

L’habitabilité martienne toujours en question

Si, à la suite du premier forage d'une roche martienne (John Klein), la Nasa a effectivement conclu que le milieu foré « est potentiellement habitable et non oxydé car à l'abri des rayonnements solaires et spatiaux », ces indices ne suffisent pas pour affirmer que la planète a été habitable. À cela s’ajoute un milieu présentant un pH neutre, assez favorable pour la survie des bactéries, même si cela est relativement théorique. Pour que ce milieu soit habité, « il faudrait un réchauffement, car les conditions de température ne permettent pas à l’eau à l’état liquide de rester stable ».

Les conditions environnementales sur Mars ont varié et elle aurait pu être habitable, vraisemblablement il y a plus de quatre milliards d’années. « À cette période se sont formées les argiles puis, il y a 3,9 à 3,8 milliards d’années, le climat a changé. Il est devenu plus acide, plus froid et sec. » Sur cette période, on ne sait pas pendant combien de temps la planète a été habitable. Il n’y a pas de preuve ni de marqueur pour affirmer que la durée a été suffisamment longue, au moins une centaine de millions d’années, pour que la vie émerge. Néanmoins, la présence d'argile est un argument fort.

Qui dit habitabilité pense aussi au voyage spatial et à la tolérance aux radiations. À ce sujet, l’instrument Rad a permis d’obtenir des données très précises des radiations subies à l’intérieur de la sonde Mars Science Laboratory, transportant le rover vers Mars, depuis son lancement en 2011 et son atterrissage le 6 août 2012. Il apparaît que le voyage humain vers Mars est possible. Les radiations ne sont pas considérées comme un frein.

Un espoir : détecter des molécules organiques sur Mars

Pour l’instant, Curiosity n’a pas encore détecté de molécules organiques, ce qui constitue pourtant l’un des objectifs principaux de sa mission. L’équipe espère toujours en découvrir au pied du mont Sharp. Si le rover n’en déniche pas, cela pourrait s’avérer problématique : il sera peut être nécessaire de faire un « Mars Science Laboratory bis » pour refaire une tentative dans une autre zone, avec les mêmes expériences.

Sans cette découverte, il serait bien hasardeux de passer à l’étape suivante : « sans carbone, on ne peut pas passer à la recherche de la vie ». D’où une certaine interrogation sur la stratégie d’exploration qui sera mise en place pour ExoMars 2018. Rappelons que Curiosity cherche seulement si la vie a été possible un jour, en déterminant si la Planète rouge a été habitable par le passé.

ChemCam et Sam pour analyser des roches, une première sur Mars

On ne peut pas passer sous silence les contributions françaises à la mission, avec les instruments ChemCam (CHEMistry CAMera) et la suite Sam (Sample Analysis at Mars), deux instruments qui se complètent très bien. ChemCam focalise un laser sur la roche, ce qui la volatilise et permet d’analyser sa composition chimique élémentaire, et Sam réalise des analyses minérales et atmosphériques. Autrement dit, ChemCam peut atteindre des endroits inaccessibles à Sam (qui étudie les échantillons prélevés), comme des veines géologiques très étroites dans les roches.

Grâce à ChemCam, c’est la première fois que des Français mènent une expérience sur la surface martienne. Avec plusieurs centaines de milliers de tirs laser (on tire plusieurs fois sur le même caillou), cet instrument est un des plus utilisés. Seul regret, compte tenu de la charge de travail liée aux opérations quotidiennes, les scientifiques ont du mal à prendre du recul sur les analyses obtenues. Ils n’ont pas beaucoup de temps pour publier des résultats, de sorte que l’on peut s’attendre à des découvertes à posteriori. Quant à Sam, il est moins employé car il doit faire des analyses à partir des échantillons qu'on lui donne, et l'interprétation des données est beaucoup plus complexe.

Histoire géologique de Mars : énigmatique Mont Sharp

Concernant les mesures des vents martiens qui se produisent au niveau du rover, elles ont amené une équipe de chercheurs à se demander s’ils auraient pu façonner le mont Sharp sur quatre milliards d'années. « C'est très surprenant de penser que le vent peut être à l’origine d’une montagne de cinq kilomètres de haut, c’est quelque chose que l’on a du mal imaginer ».

Le mont Sharp reste pour le moment un mystère. Dans la zone de cette montagne, tout est érodé, sauf elle ! Connaître son histoire géologique est important, parce qu’elle retrace aussi celle du cratère Gale en matière de chronologie et de datation des événements, à mettre en relation avec les analyses des échantillons des couches d’argiles prélevés.
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Messagede lacome » 17 Aoû 2013, 23:13

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Re: [Sciences' club]

Messagede Matsuko » 18 Aoû 2013, 10:58

AquaTop transforme l’eau du bain en surface tactile

En se servant d’un capteur Kinect et d’un projecteur, des chercheurs de l’université de Tokyo ont transformé l’eau d’une baignoire en surface d’affichage tactile. Le système permet d’interagir avec les doigts et les mains, à la fois au-dessus mais également à travers le liquide, ce qui dans le cas de jeux vidéo renforce la sensation d’immersion.

Image
L’un des avantages de la technologie AquaTop est que l’on peut interagir avec la surface tactile non seulement sur, mais par en dessous. Par exemple, pour supprimer une image ou un fichier, il suffit de le saisir au creux de la main puis de le faire couler. © Laboratoire d’électrocommunication de l’université de Tokyo, YouTube


Alangui dans votre baignoire, vous avez soudain envie de regarder vos dernières photos de vacances. Sans bouger d’un pouce, vous vous adressez au capteur Kinect suspendu au-dessus de votre tête pour lui demander de lancer un diaporama qui s’affiche tout simplement à la surface de l’eau ! Du bout du doigt, vous pouvez alors faire défiler vos clichés, les agrandir en écartant le pouce et l’index ou encore les supprimer en les enfonçant littéralement dans l’eau.

Inutile de vous précipiter chez un vendeur de salles de bains, le produit n’est pas encore commercialisé. Mais il existe bel et bien. C’est une équipe de chercheurs du laboratoire d’électrocommunication de l’université de Tokyo qui l’a inventé. Friands de nouvelles technologies, les Japonais sont également de grands amateurs du bain sous toutes ses formes. C’est pour concilier ces deux plaisirs qu’est né AquaTop.

Le système est assez simple. Il repose sur un projecteur vidéo classique associé à un capteur Microsoft Kinect, des enceintes étanches et un ordinateur pour gérer l’ensemble. Et pour que l’eau puisse devenir une surface d’affichage susceptible de réagir au toucher, il a suffi d’ajouter des sels de bain. Le liquide prend alors une teinte d’un blanc laiteux sur laquelle il est possible d’afficher une image. « La surface de l’eau peut également refléter le rayon infrarouge du Kinect et ainsi permettre la détection des doigts et des mains », expliquent les créateurs d’AquaTop.

Image
AquaTop se compose d’un projecteur vidéo, d’un capteur Kinect et d’enceintes étanches. Sur une surface liquide rendue opaque par des sels de bain, l’image projetée peut être manipulée avec les mains et les doigts, et le son subaquatique fournit même un retour d’effet synchronisé avec l’action. Ci-dessus une explosion simulée dans le cadre d’un jeu vidéo. © Laboratoire d’électrocommunication de l’université de Tokyo, YouTube


Prendre une image au creux des mains avec Aquatop

Mais tout l’intérêt de se servir de l’eau comme écran tactile est que l’on peut agir sur et sous la surface. Le système fonctionne actuellement avec deux applications. La première permet de visionner des photos ou des vidéos en commandant l’interface avec différents gestes. Il est possible de déplacer les images, de les redimensionner avec le mouvement « pincer pour zoomer » que nous utilisons sur les smartphones ou les tablettes. Plus amusante, la possibilité de déplacer une photo en la prenant au creux de ses mains ou de la faire couler pour la supprimer. La seconde application permet de jouer à un jeu de « shoot them up » en faisant émerger le bout des doigts à la surface afin de s’en servir pour tirer des projectiles. Encore mieux, en utilisant des enceintes étanches, il est possible d’obtenir un retour d’effet haptique synchronisé avec les gestes.

Dans une vidéo de démonstration, on peut voir comment le système simule une explosion en faisant jaillir l’eau de la surface, grâce à l’impulsion du son subaquatique et aux effets diffusés par le projecteur. Ce genre d’interaction est impossible avec des surfaces tactiles rigides, et les inventeurs d’AquaTop y voient un moyen inédit de créer une nouvelle forme d’interaction encore plus immersive. Leur idée est d’utiliser le système non seulement dans une baignoire individuelle, mais aussi dans la piscine d’un parc d’attractions pour proposer des animations et jeux collectifs. Mais le concept n’en est pour le moment qu’au stade du prototype, et les chercheurs n’annoncent pas encore de projet commercial.
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En soit je ne m'équiperais pas de mon ordi et son équipement dans ma salle de bain mais c'est bon à savoir qu'il y a de l'avancer avec kinect autre qu'avec une xbox !
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Messagede Neity » 19 Aoû 2013, 17:15

On vous l'avais dit que Kinect c'était THE FUTURE mais vous ne vouliez pas nous croire :mrgreen:
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