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CINEMA ASIATIQUE

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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede -Black- » 14 Juin 2013, 23:15

Va falloir que je vois ça,


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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 05 Juil 2013, 16:18

En regardant les futurs sorties DVD/Blu Ray, je viens de me rendre compte que j'avais complètement zappé les oeuvres de Sono en tombant sur la sortie prochaine de The Land of Hope. Et là je me dis en voyant le synopsis et le trailer "putain Sono a complètement changé de style depuis Suicide Club/Noriko's Dinner Table/Strange Circus?". Bah nan, ça semble être son premier drame et je me suis rendu compte que la majorité de ses films depuis ceux cités ne sont pas sortis chez nous (et encore, Strange Circus n'est même pas sorti en DVD/Blu Ray), alors que les Allemands et les Anglais y ont droit. Peut-être pour ça que j'ai rarement entendu parler des films du réalisateur Nippon. C'est quand même dommage de voir que les distributeurs français continuent de bouder certains réalisateurs asiatiques.

Du coup, je commanderai The Land of Hope en Septembre et je viens de commander les deux rares qui sont sortis (je ne compte pas Suicid Club et Noriko's Dinner Table que j'ai déjà) chez nous: Guilty of Romance et Love Exposure qui sont apparemment complètement déjantés.









J'aime déjà Love Exposure, ça a l'air carrément barré. :lol: Mais 4h de film pratiquement, Sono est vraiment dingue.
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 06 Juil 2013, 22:06

Je viens de voir Kagemusha. Ouai surprenant hein? :mrgreen: Je rattrape un peu mon retard avec Kurosawa n'ayant vu que Yojimbo et les 7 samurais (et l'excellent Rashomon récemment). Je sais pas pourquoi j'ai toujours hésité à regarder Kagemusha, peut-être à cause de la version longue que l'on a jamais eu en France. Bon finalement je me suis contenté de la version de 2h30 et franchement j'en ressors impressionné par la maîtrise de Kurosawa et le jeu d'acteurs. La bataille de Nagashino et surtout les dernières moments sont éblouissants, notamment ceux du Kagemusha avec le thème final derrière.




Je suis pas un expert et je me demande comment il a fait pour les chevaux lors de la dernière scène? Je veux dire... Le film est sorti en 1980, il ne doit pas exister 36 solutions pour le faire et durant de longues minutes, on a vraiment l'impression qu'ils agonisent.
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Killerguy » 07 Juil 2013, 15:05

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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 07 Juil 2013, 16:14

C'est prévu, il attend bien au chaud. :P
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Vincent Vega » 12 Juil 2013, 12:38

Je copie/colle ici parce que Fukasaku, c'est juste incontournable pour les amateurs de ciné Japonais des 70's.

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Combat sans Code d'Honneur - Kinji Fukasaku - 1973


40 ans après sa sortie, Combat sans Code d'Honneur est un film qui n'a pas pris une ride. Le style de Kinji Fukasaku est toujours une référence du côté de l'Orient, très proche de la mouvance urbaine US de l'époque (difficile de ne pas rapprocher ce film généreux de l'immense French Connection). La réalisation brute de décoffrage, qui flirte régulièrement avec la précision du documentaire est un régal. Cadrages atypiques, caméra toujours en mouvement, zoom frénétique, Kinji nous fait plaisir et fait fi de certaines contraintes liées à l'espace. Ça n'est pas donné à tout le monde de rendre une baston ou un gunfight dynamique dans des lieux aussi exigus qu'une salle de jeu clandestine ou qu'une pièce d'une bicoque japonaise. Si on ajoute à cela des scènes marquantes comme l'excellent passage en roman-photo et une BO entêtante, on peut dire que la technique est une arme maîtresse du film.

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Narrée par une voix off qui permet de fluidifier un récit riche en personnages, l'histoire prend place après la fin de la seconde guerre mondiale et s'étend sur une bonne décennie. La reconstruction devient un marché juteux pour les yakuzas qui tentent de redorer leur blason. Mais avec la guerre, les valeurs de respect et le code d'honneur propre aux gangs ont été abolis. La seule loi valable, c'est celle du plus fort et du plus rusé. Celui qui tire qui tire un profit maximal de ses relations avec les flics et les politiciens est le seul à avoir une chance de survie.A ce petit jeu, Hirono, fraîchement sorti de prison, va vite sortir du lot. Porté par un Bunta Sugawara dans le rôle du chien fou et monstre charismatique, le casting comporte son lot d'acteurs de talent et de répliques qui claquent (notamment la toute derniere, qui se pose là dans le genre définitif)

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La patte nihiliste de Fukasaku aura tôt fait de simplifier le récit pour ceux qui seraient un peu perdus au milieu de tous ces personnages. Après de vaines tentatives de reconstruction des gangs dans le respect des territoires ou des activités de chacun, la cupidité et la soif de pouvoir prennent irrémédiablement le dessus. Et dans ce Japon d'après guerre, on a rarement l'occasion d'y réfléchir à deux fois avant d'appuyer sur la gâchette. Le bodycount du film est très généreux et peu de complicités y survivent. Le réalisateur trouve le parfait équilibre entre les scènes incontournables du genre (la séquence du petit doigt coupé, les scènes de pseudo médiation désespérées, l'amitié entre frères de sang infaillible) et de salvatrices évolutions qui définissent la charte du cinéma de Fukasaku (la traîtrise de certains personnages, les codes visuels loin des canons des grands maîtres poseurs du cinéma japonais, la stylisation exacerbée de la violence). Corrompus, fourbes et souvent égoïstes, les personnages de Combat sans Code d'Honneur envoient paître les conventions propres aux yakuzas, héritées des samouraïs. S'il y en a un qui se forge un code d'honneur par contre, c'est Kinji Fukasaku. Et son créneau à lui, c'est de faire des putains de films! :-D

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Bunta Suragawa, une définition nippone du charisme


8.5/10
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 23 Juil 2013, 13:47

Premier trailer pour Special Identity avec Donnie Yen:

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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 24 Juil 2013, 01:18

AIR DOLL (Hirokazu Kore-Eda)

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Nozomi est poupée gonflable, une simple remplaçante et objet des désirs sexuels d'un quarantenaire célibataire souffrant de solitude. Mais un jour, Nozomi va prendre soudainement vie et se voir attribuer un cœur, le cœur d'une petite fille qui découvre petit à petit la vie et les gens dans le corps d'une jeune femme. C'est en entrant par hasard dans une vidéothèque, qu'elle va faire la rencontre de Junichi avec qui elle va travailler et nouer des liens. Commencera pour elle, une vie nouvelle, simple et innocente malgré ses hésitations et une douleur inexplicable qu'elle ressent de temps en temps. Mais, un jour, lors d'un petit incident sur son lieu de travail, elle se met à se dégonfler et Junichi finit par découvrir son secret...

Air Doll est le film de Kore-Eda le moins aimé, ou du moins, le moins bien reçu par la critique. On hésite donc à s'y lancer de peur de ressortir déçu par un réalisateur qui ne déçoit justement jamais. J'en ressors finalement bouleversé, comme j'ai pu l'être par Nobody Knows ou les autres films du maître Japonais. Air Doll sort un peu des sentiers arpentés par Kore-Eda, le réalisme et cette façon de dépeindre une société japonaise (bien qu'on se reconnait aussi facilement dedans) sont toujours présents mais on pourrait être perplexe quant à cette histoire un peu abracadabrante. Et pourtant c'est si joliment raconté et filmé, qu'on reste sans voix. Bae Doona (Sympathy for Mister Vengeance, The Host, Barking Dogs Never Bite), qui campe ici le rôle de Nozomi est juste époustouflante! Dès les premières scènes, où elle commence à prendre vie à sa dernière apparition, en passant par ses premiers pas dans la rue, elle nous captive et agit telle une poupée ou un automate qui marche et découvre le monde extérieur pour la première fois: une gamine dans le corps d'une jeune femme magnifique. Assez contradictoire, elle y joue une jeune fille pure et naïve qui porte un regard nouveau sur le monde et qui n'oublie cependant pas son vrai rôle: celui d'être l'objet des désirs sexuels. Elle sait qu'elle n'est pas une vraie femme, qu'elle n'est qu'un ersatz, une simple remplaçante mais profite de la vie au jour le jour. Pendant que d'autres personnages ont peur de vieillir, elle n'hésite pas à se débarrasser de sa pompe pour connaître et jouir à sa façon de ce passage obligatoire de la vie.

En parallèle de cette histoire, on y découvre également des personnages secondaires, avec leurs problèmes. Des gens seuls qui se réfugient et comblent leurs besoin à leur manière, ignorés des autres: par exemple, une jeune femme qui noie sa solitude dans la nourriture, une autre célibataire qui a peur de vieillir et qui envie et jalouse sa jeune collègue, un vieil homme seul et malade sans aucune compagnie, le quarantenaire sorti d'une rupture qui parle et vit avec une poupée gonflable, etc...

Hirokazu Kore-Eda réussit l'impossible, il arrive à nous faire ressentir des choses pour un objet qui prend vie, il arrive aussi à nous faire ressentir de la compassion et à nous donner un regard nouveau sur les gens, qui à la suite d'un chagrin ou d'un problème personnel, finissent par vivre avec des objets en plastique ou en cire. Des gens pas forcément sociables, ignorés, parfois de gros pervers, mais des êtres humains tout simplement...

Là où le réalisateur change aussi par rapport à ses habitudes, c'est dans la musique. Dans ses précédents travaux, cette dernière était quasiment absents ou alors très discrète (malgré le thème somptueux de Nobody Knows). Ici il aime jouer avec les mélodies et le film est sans arrêt suivi d'une composition remarquable et magique.

Je ne dirai pas qu'Air Doll est le film à voir! Je dirai simplement que Air Doll est juste le énième film à voir ABSOLUMENT de ce talent, ce génie japonais qu'est Hirokazu Kore-Eda. Une histoire originale, très belle, douce et poétique.

J'en profite également pour mettre un poème japonais cité dans le film que je trouve très joli:

"Il semblerait que la vie soit construite de telle manière que nul ne puisse la remplir de sa seule personne. Il en va de même pour les fleurs dont le pistil et les étamines sont, en fait, insuffisants. C'est l'intervention d'un insecte ou de la brise qui permet l'union du pistil et des étamines. La vie nourrit en son sein une absence propre que seul un autre peut combler. Le monde est peut-être la somme de ces autres. Cependant, nul ne sait qu'il doit combler cette absence mutuelle et n'en est jamais informé. Chacun vit sa vie de son côté sans porter le moindre intérêt à l'autre. Il peut même arriver que l'on trouve, parfois, la présence de l'autre désagréable. On peut donc se demander: pourquoi le monde est-il construit de manière si approximative?

Une fleur s'épanouit. S'en approchant au plus près, sous la forme d'un taon, un autre vole vers elle dans la lumière. Peut-être ai-je été, moi aussi, le taon de quelqu'un. Vous-même, un jour, vous avez peut-être été une brise pour moi…"


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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 25 Juil 2013, 17:58

Guilty of Romance (Sion Sono)

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Un meurtre a été commis dans les quartiers des Love Hotel de Shibuya, l'inspecteur Kazuko chargée de l'enquête découvre sur le lieu du crime deux mannequins habillés différemment emboîtés dans différentes parties d'un vrai corps grouillant de vers. Peu avant ces faits, Izumi, jolie femme au foyer de 30 ans et femme d'un écrivain célèbre, vie une vie paisible, peut-être trop et ressent un vide que son mari n'arrive pas à combler, aucun contact ou forme d'amour. Un jour, elle accepte l'offre d'une agence pour devenir modèle. La séance commence de façon fort sympathique mais finit en photos de charme et simulations d'actes érotiques avec un autre homme. Malgré son impression de perdre les pédales, elle découvre une certaine libération de son corps et rencontre Mitsuko une prof d'université, prostituée la nuit, obsédée par son père décédé qui va lui faire découvrir le plaisir du sexe tarifé, prétextant que l'argent (qu'importe la somme) doit toujours s'immiscer entre un homme et une femme quand il n'y aucun sentiment...

L'un des 3 films sur la trilogie de la haine de Sion Sono (avec Love Exposure et Cold Fish), le premier que je vois aussi pour l'instant et le premier de Sono depuis... Bien (trop) longtemps! Le réalisateur étant boudé en France, les sorties sont plutôt rares et discrètes. Ca me permet de découvrir des acteurs que je ne connaissais pas encore comme Megumi Kagurazaka, très jolie (je ne dis pas ça que pour son tour de poitrine :mrgreen: ) et convaincante dans son rôle de femme au foyer un peu sainte nitouche qui va vite perdre les pédales et aussi Makoto Togashi (Mitsuki) jonglant entre deux personnalités, hystérique se réfugiant dans la prostitution depuis la mort de son père, une obsession pour elle. Un père, écrivain, qui lui a fait découvrir les livres et le sens des mots. D'ailleurs l'un des thèmes du film tourne autour du château de Kafka. Le lieu où elle travaille, une vieille bâtisse proche des Love Hotel, étant soi disant l'entrée que tout le monde cherche, tournant autour sans pouvoir la trouver. Elle en va même à comparer sa relation avec son père de la même manière, une personne qu'elle aimait mais qui était inaccessible. Surement le seul homme qu'elle a aimé dans sa vie et la raison pour laquelle elle fait payer les autres.

Le thème principal, comme souvent abordé avec Sono et d'autres réalisateur Nippon, c'est surtout les problèmes liés à la société japonaise, la famille, les relations, la constante recherche de soi même, de son corps ou de son existence. Sono a pour habitude, par contre, de transformer ça en parfait cauchemar. Guilty of Romance ne déroge pas à la règle, on a ici affaire à l'histoire de 3 femmes (Izumi, Mitsuko mais aussi Kazuko la femme inspecteur) portées sur le sexe, qui se cherchent jusqu'à en perdre leurs repères. Dérangeant à souhait, Sono prend du plaisir à rallonger constamment le film, à nous brouiller entre réalité et fantasmes, usant de scènes un peu loufoques, jonglant entre les couleurs ternes et le fluo, nous offrant des scènes dingues qui resteront une fois de plus ancrées dans nos mémoires, mention spéciale au repas de famille et à la discussion entre Mitsuko et sa mère. Jusqu'à un final, qui au fil des événements se dévoile petit à petit, revenant sur la première scène du film, l'enquête passant au second plan. Un peu comme dans Suicid Club, Sono préférant sans doute s'attacher aux personnages et à la façon dont les choses se produisent au lieu de s'embourber dans une enquête policière poussée.


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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Vincent Vega » 01 Aoû 2013, 06:17

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Kids Return - Takeshi Kitano - 1996


Après l'interlude insipide Getting Any, Takeshi Kitano revient aux affaires avec ce très beau film sur l'adolescence. De Violent Cop à Sonatine, il avait déjà traité en filigrane le thème de la jeunesse japonaise. Dans Kids Return, il lui consacre un film entier. A ses yeux, ses jeunes compatriotes, du moins une partie, sont des tires-au-flan sans ambition, désabusés et parfois cruels aussi bien entre eux qu'avec les adultes. On suit ici l'histoire d'amitié très forte qui unit Shinji et Masaru, deux lycéens au bord de la déscolarisation, petits frappes malgré eux. Le jour où l'une de leurs nombreuses séances de racket prend une mauvaise tournure, ils décident de s'inscrire dans un club de boxe. Contre toute attente, celui qu'on imagine être le plus introverti (Shinji) est bien plus doué que l'autre. Pendant que l'un s'accroche à l'espoir de devenir professionnel, l'autre rejoint un gang de yakusas.

Le seul reproche que l'on peut faire au film est l'absence d'enjeux narratifs dignes de ce nom. En décidant de dévoiler l'issue de son récit dès les premières minutes, Kitano fait montre d'un grand pessimisme à l'égard de cette jeunesse désabusée qui n'a pas réussi à suivre le train de l'excellence imposé par la société nippone. Seul voie de rédemption, leur amitié plus forte que tout leur permettra peut être d'aspirer à une existence un peu plus épanouie que ne le laissait présager leurs actes irréfléchis. Un constat amer dans un pays qui ne tolère que très peu l'échec et le manque de persévérance. Dans des scènes de boxe très sobres mais pourtant efficaces, Shinji tente d'inverser la courbe du destin pendant que Masaru semble creuser sa propre tombe. Pendant que l'un pense tenir une seconde chance, l'autre balaie cette hypothèse d'un revers de la main.

Accompagnée par la somptueuse bande originale de Joe Hisaishi, c'est une habitude chez lui, Kids Return est un film d'une limpidité exemplaire, très simple sans jamais être simpliste, et qui fait la part belle à l'émotion. Difficile en effet de ne pas s'attacher à ces deux gentils loosers. Quand on découvre le film et qu'on a le même âge que les personnages, l'empathie est très forte car leur sentiment de révolte mêlé de bêtise est une étape incontournable de l'adolescence. En redécouvrant le film avec dix ans de plus dans le cornet, l'identification n'est plus la même mais on a eu le temps d'apprendre à se relever de nos échecs et à méditer nos erreurs de jeunesse. Prôner des valeurs de fraternité, c'est une des plus belles réponses face à la perte des illusions. Un très beau film qui prouve une fois de plus que Kitano porte un regard lucide, à la fois impartial et tendre, sur les qualités et les travers qui forgent le comportement humain.

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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 05 Aoû 2013, 22:10

Après les multiples critiques sur les films de Kitano et celle sur Getting Any?, j'ai hâte de voir celle que tu vas faire sur Takeshis' qui s'est fait injustement descendre par certaines critiques. Je dis "injustement", parce que même si le film est parfois confus, j'ai trouvé ça très intéressant. Une très belle introspection de Kitano, on y voit sa carrière, ses angoisses et ses hésitations. Et encore avec la bande des joyeux lurons: Takeshi Kitano, Ren Osugi, Susumu Terajima et Tetsu Watanabe.


J'ai vu deux films coréens récemment:

The President's Last Bang (Im Sang-soo)

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La grosse bombe signée Im Sang-soo (The Housemaid, Le Vieux Jardin) qui a fait polémique à sa sortie en Corée et qui s'est vu censuré de 4mn là bas (des passages servant d'intro et de conclusion au film tirés de vraies archives). La même polémique qui a fait reculer à l'époque Park Chan wook et son projet sur le parti révolutionnaire. Le film retrace l'assassinat de Park chung-hee, ancien président et dictateur de la Corée du sud, qui a régné sur le pays pendant 18 ans après un coup d'état militaire et la transformation de la présidence en régime dictatorial. Il a fait énormément de bien à la Corée en redressant le pays économiquement, mais il s'est mis beaucoup de monde à dos à cause de son autorité, ses fraudes, son penchant pour le Japon et sa façon de régler les problèmes avec l'opposition. Il perd d'ailleurs sa femme dans une tentative d'assassinat en 1974 mais ne réussit pas à éviter la deuxième, il meurt le 26 octobre 1979, froidement assassiné lors d'un repas par un de ses fidèles amis et collaborateurs, le directeur de la KCIA (les services secrets sud coréens).


Film monstrueux, Im Sang-soo fait preuve d'une insolence à toute épreuve en ajoutant une bonne dose d'humour dans les passages les plus dramatiques, cruels et froids. Il prend aussi un malin plaisir à se moquer du gouvernement alors en place, mais aussi le régime militaire, à l'instar des jeune soldats qui ne reconnaissent pas leur propre chef d'état major ou qui se font incendier pour leur incompétence. Cette même dose d'humour qui arrive de nulle part et qu'on retrouve dans la majorité des films de cette nouvelle vague coréenne et qui rend le tout diablement crédible et parfois plus proche de la réalité qu'on ne le pense. Les acteurs sont parfaits, dans leur rôles de politiciens sûr d'eux, piégés dans leur idéologie mais bourrés d'angoisse, montrant leur vrai visage le moment venu. Somptueux, doté d'une narration des plus originales pour un film reprenant un fait historique important, "The President's Last Bang" est une oeuvre qu'on n'oublie pas de si tôt.





A family (Lee Jung-chul)

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Très belle histoire sur une famille déchirée par les événements et les non dits avec des personnages attachants, notamment la jolie Soo Ae qui joue le rôle de la fille Jeong-eun. Une famille qui va s'ouvrir peu à peu, révélant leurs petits secret et leurs sentiments, dans un cadre assombri par une maladie incurable et une bande de malfaiteurs qui va leur pourrir la vie.

Un ancien policier rongé par un cancer, reconverti en vendeur de poissons, élève seul son fils jusqu'au retour de sa fille Jeong-eun qui a purgé une peine de prison de 3 ans. Mais une coupure existe entre la fille et le père, chacun rejetant l'autre à sa façon. Cette crise va alors prendre de l'ampleur le jour où Jeong-eun retourne voir l'ancien ami pour qui elle a porté le chapeau il y a 3 ans. Elle lui réclame de l'argent, mais celui ci est devenu le boss d'une organisation qui règne sur la ville. Après l'avoir cogné pour son audace, il va à son tour lui réclamer une somme d'argent, essayer de l'exploiter et rendre la vie de Jeong-eun et de sa famille impossible...


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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 08 Aoû 2013, 03:00

Breathless (Ik-june Yang)

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Leader impitoyable d'une bande de voyous, Sang-hoon met toute sa rage dans son métier de recouvreur de dettes. Sa vie et son quotidien sont une histoire de violence, à tel point qu'il semble incapable d'exprimer son attachement.
Mais le hasard met sur son chemin Yeon-hee, une jeune lycéenne, au passé étrangement similaire au sien et qui va lui tenir tête. Peu à peu, ces deux paumés vont s'apprivoiser et s'évader ensemble d'un monde fait d'inhumanité.
Mais Sang-hoon peut-il pardonner ? Et surtout, peut-il être pardonné ?


Ik-June Yang signe son premier film en tant que réalisateur et acteur. L'histoire d'un voyou, Sang-hoo (Ik-june Yang), trempé dans la violence depuis son plus jeune âge et l'environnement dans lequel il vivait. Et celle de Yeon-hee (Kim Kkobbi) vivant constamment dans cette même violence familiale. Une rencontre explosive entre deux personnes opposées, l'un vit dans la violence et l'autre veut la fuir, qui vont se détester et finalement apprendre à se connaitre doucement loin de leur milieu et leur histoire.

Insultes, baffes, coups, acharnement, le programme habituel coréen qui donnent toujours cette impression que les personnages ont réellement du mal à communiquer normalement. C'est triste, violent et drôle parfois, comme si chacun était partagé entre deux mondes, soufflant quelques secondes pour toujours retomber dans le plus mauvais. Toujours teinté de mélancolie, cette mélancolie propre au cinéma coréen, indéfinissable, qui nous scotche au fauteuil durant 2h. On reste contemplatif devant ce spectacle réaliste et noir, attendant un geste et un revirement de situation alors qu'on sait pertinemment comment tout va se terminer. Les Coréens deviennent prévisible, mais c'est bizarrement toujours aussi bon.

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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede lancelot » 09 Aoû 2013, 13:32

Hello tous le monde,


J ai envie de film asiat en ce moment ! il y a quoi comme bon thriller made in HK récent ? je cherche quelquechose dans la ligné de Hard Boiled ou Syndicat du crime :)
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 09 Aoû 2013, 14:00

En récent, je pourrais pas trop te dire, je ne suis pas vraiment l'actu. Il y a au moins un film qui me fait de l’œil, mais je ne peux pas te donner mon avis car je ne l'ai pas encore vu: The Crash (The Beast Stalker) de Dante Lam.




Sinon tu peux toujours piocher dans la filmo de Johnnie To, c'est toujours bon à prendre même si je n'ai rien vu depuis un baille (depuis Election 2 je pense).
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 11 Aoû 2013, 05:26

Quelques petits avis, vite fait:

Tokyo Zombie (Sakichi Satô)

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Fujio et Mitsuo travaillent tous deux dans une fabrique d'extincteurs mais passent leur temps à s'entraîner au Ju-jitsu. Leur supérieur en a ras le bol et n'hésite pas à les réprimander. Ce dernier entrain d'humilier Mitsuo succombe à un coup d'extincteur porté par Fujio. Les deux hommes décident alors d'aller enterrer le corps de leur chef au Fuji Noir, la montagne d'ordures qui ne cesse de croître depuis des années à Tokyo à cause de l'insouciance des habitants qui viennent y jeter tout et n'importe quoi, y compris leurs cadavres. Mais les morts finissent subitement par revenir à la vie et s'attaque au pays entier, Mitsuo finit par se faire mordre et Fujio est bien décidé à réaliser les derniers vœux de son ami: devenir le meilleur combattant de Ju-Jitsu. 5 ans plus tard, des Japonais plein aux as ont érigé une zone protégée en plein Tokyo où ils organisent des combats contre les zombies...

Adapté du manga du même nom, "Tokyo Zombie" est un bon délire qui flirte souvent avec le non sens. Les personnages, eux mêmes, n'ont aucun charisme et font rire de bout en bout avec leur passion d'un art martial qui passe avant toute chose, même lorsque leur pays se fait attaquer par une horde de morts-vivants. Tadanobu Asano et Sho Aikawa n'en sont d'ailleurs pas à leurs premières rôles extravagants puisque le premier a campé le rôle du mafieux dans "Ichi The Killer" et le second a joué dans pas mal de réalisations Miike, notamment "Zebraman","Dead or Alive" ou encore "Gozu".




Colorful (Keiichi Hara)

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L'âme d'un défunt, préparée à passer dans l'au-delà se voit offrir une deuxième chance et se fait projeter dans le corps d'un jeune collégien qui vient de faire une tentative de suicide et dont l'âme s'apprête à quitter le corps. Cet esprit va donc devoir cohabiter et apprendre à connaitre son nouveau corps, celui de Makoto Kobayashi qui semble s'être donné la mort suite à de nombreux événements qui ont bouleversé sa vie. Pura Pura, le garçon qui lui a permis de revenir à la vie va lui fixer un ultimatum: vivre dans ce corps pendant 6 mois, se souvenir de ses erreurs passées et expier ses fautes pour mériter de reprendre le cycle de la réincarnation. Mais la vie de Makoto n'est pas simple, la dure réalité va finir par le rattraper...

Keiichi Hara est connue au Japon pour avoir réalisé les série TV et films Doreamon et Shin Shan (une série très appréciée au Japon) mais s'est véritablement fait connaitre ici avec le sympathique "Un été avec Coo". Plutôt bien accueilli à l'époque par la critique, il revient avec Colorful qui est une oeuvre magnifique à voir au moins une fois dans sa vie. Plus qu'une oeuvre, c'est une véritable ode à la vie. Un film bouleversant, un message finalement très simple et banal mais qui est passé avec tellement de pureté et d'émotions qu'on en ressort avec une âme comme neuve, passée sous karcher. Le tout accompagné par les musiques somptueuses d'un Ko Otani (Les Ailes Grises, Shadow of the Colossus) en grande forme, que demander de plus?




Je suis un Cyborg (Park Chan-wook)

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Persuadée d'être un cyborg, Young-goon se fait interner après une tentative de suicide qui n'en était pas une pour elle, cherchant à recharger ses batteries à ce moment là. Elle n'a qu'un désir, retrouver sa grand-mère qui l'a élevé et qui a elle aussi été emmenée par les blouses blanches suite à son comportement des plus bizarres, elle se prenait pour une souris et se nourrissait uniquement de navets. Mais l'Asile est un lieu nouveau pour Young-goon qui va se mettre à parler aux néons ou aux distributeurs refusant aussi de se nourrir, suçant des piles à longueur de temps pour essayer de se recharger. Elle va vite faire la connaissance de Il-soon, un autre interné qui passe son temps à voler les affaires des autres et qui est capable de voler les capacités des autres patients. Pour rendre service à Young-goon, il lui vole sa compassion qui l'empêche de venger sa grand-mère et tuer les infirmiers responsables de son enlèvement. Mais en refusant de se nourrir, piégée dans son monde, Young-goon risque gros...

Park Chan-Wook nous avait habitué à des films plus sombres et c'est avec une grande surprise que je découvre "Je suis un cyborg", une comédie/romance originale et déjantée préférant au passage le nom anglais qui décrit bien mieux le film et ce à quoi on peut s'attendre "I'm a Cyborg... But that's ok". C'est frais, c'est drôle et on en ressort avec une envie: remettre le film pour un deuxième visionnage. L'environnement dans lequel on est plongé est très attachant: un asile un peu différent des autres où les patients sont libres de traîner où ils veulent accompagnés de médecins plutôt ouverts, ce qui nous donne des situations hilarantes entre les personnages, tous très originaux et attachants.

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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 13 Aoû 2013, 17:55

Crying Fist (Seung-wan Ryoo)

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Kang Tae-Sik est un quaranternaire qui fut jadis un grand boxeur coréen, médaillé d'argent aux Jeux Olympiques de Péquin. Mais son moment de gloire est passé depuis longtemps. Se plantant royalement dans les affaires, il reste enfermé dans son passé et dans la boxe. Perdant peu à peu sa femme et son fils, il finit par se retrouver à la rue, gagnant sa vie en devenant le punching ball des passants voulant se défouler. Sang-Hwan est un jeune délinquant de 20 ans , incontrôlable qui finit par se retrouver en prison. Se faisant remarquer dès les premiers jours, il va finir par se retrouver dans le club de boxe de l'établissement. Mais il va commencer à s'assagir lorsqu'il apprendra la mort de son père dans un malheureux accident, il ne lui reste alors plus que sa grand-mère. Tous deux n'ont plus rien à perdre, ils vont alors s'inscrire et tenter de gagner le tournoi des jeunes amateurs, l'un pour retrouver sa gloire d'antan et l'autre car il a trouvé sa vocation. Ne sachant faire que ça, les deux hommes ont aussi un autre désir: que leur famille soit fier d'eux...

Seung-wan Ryoo (City of Violence, Arahan) nous livre un film simple et poignant avec deux acteurs de deux générations différentes: Ryoo Seung-bum (qui a joué dans pratiquement tous les films du réalisateurs) crédible et très bon dans son rôle de jeune fougueux et le remarquable Min-sik Choi (Old Boy, J'ai rencontré le diable, et j'en passe...) parfait et attachant dans son rôle de vieux boxeur nostalgique. Deux homme qui n'ont plus rien à perdre, tout à prouver, qui ne se connaissent pas mais dont le destin semble lié par leur passion commune.


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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 19 Aoû 2013, 17:32

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J'ai enfin vu le premier film de Wong Kar-Wai hier soir: As tears go by. J'ai passé un bon moment devant les débuts de l'homme qui deviendra l'un des monstres du cinéma HK, mais aussi les vrais débuts de deux autres pointures: Maggie Cheung (même si elle avait déjà joué les seconds rôles dans ses réalisation de Jackie Chan) et d'Andy Lau. Je suis toujours aussi surpris de voir leur visage juvénile, bon ils avaient la vingtaine mais ils font tellement jeune. Je laisse juste l'un des meilleurs passages du film où l'on reconnait aisément la touche WKW:



Wong Kar-Wai + Andy Lau + Maggie Cheung + Take my breath away (version chinoise) = combo parfait!
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 06 Sep 2013, 15:22

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:bravo: The Grandmaster n'a pas été apprécié de tout le monde mais on verra bien! Enfin, au niveau des déçus, il y a surtout ceux qui s'attendaient à voir un Ip man bis alors que c'est Wong Kar-wai derrière la caméra et Tony Leung devant. C'est apparemment une approche plus philosophique du Kung-fu avec la touche WKW, donc ça devrait quand même me plaire. :)
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede lancelot » 06 Sep 2013, 15:43

c est un film sur le kung fu mais niveau combat et dynamisme; c est pas un film de kung fu traditionnel. J' admire la demarche mais bon je prefere un bon film de kung fu traditionnel :D
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Re: CINEMA ASIATIQUE

Messagede Loup Blanc » 08 Sep 2013, 01:09

C'est vrai qu'on perd le côté traditionnel et les combats dynamiques et nerveux d'un Ip man mais cette classe quand même! On ressent clairement les chorégraphies de Yuen Woo-ping et cette mise en scène de fou de WKW! Les effets sont saisissants, les plans et les environnements sont magnifiques (les combats sous la pluie, avec le train en arrière plan ou les entraînements dans la neige, ...). Les musiques sont sublimes et l'histoire est bien racontée et agréable à suivre. Par contre je pense que WKW a pris quelques libertés mais je n'arrive pas à trouver de biographie complète d'Ip Man (pour comparer les versions de Wilson Yip et de WKW). Notamment son départ à Hong-Kong (dans une version, il quitte sa femme et dans l'autre cette dernière le suit) ou le nombre d'enfants qu'il a eu. On sent aussi que le film a été raccourci et je ressors un peu déçu par l'histoire de La Lame (joué par Chang Chen) qui est peut-être trop vite expédiée.

Ce qui m'interpelle dans ce film, c'est quand même le fait que Tony Leung (Ip Man) se fasse clairement voler la vedette par Zhang Ziyi (Gong Er). Même si elle était déjà douée, ici elle est juste époustouflante! Elle est loin le petite peste de "Tigre et Dragon" au visage juvénile et au sourire provocateur... Plus le temps passe, plus elle est magnifique: sa beauté, sa présence, son élégance, sa prestance et surtout son talent d'actrice. Elle me rappelle de plus en plus Gong Li, elle m'a littéralement mis sur le cul dans ce film. J'étais déjà accro mais elle est tellement éblouissante que ma mâchoire a encore du mal à se refermer.

Bon bref, j'ai carrément adoré The Grandmaster, c'est moins typé action qu'Ip Man et beaucoup plus romancé, mais c'est très beau. Les deux se complètent plutôt bien si on est fan du personnage. Je ne serai pas contre une version longue, je suis sur que WKW va nous préparer tout ça. :P

Mais ce passage quoi... Il est juste magnifique, encore aujourd'hui en le revoyant j'ai les larmes aux yeux (ce n'est pas juste pour la tristesse de la scène entière avec la discussion entre Gong Er et Ip man, mais aussi pour sa beauté et la musique):

Il n'y a pas vraiment de spoil, la vidéo est coupée de manière à cacher le "juste avant et juste après". :) Mais je masque quand même la vidéo au cas où...
Dernière édition par Loup Blanc le 14 Sep 2013, 16:10, édité 2 fois.
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